« Méga-parc » éolien de la zone Chamouchouane : l’incontournable acceptabilité sociale
Alors qu’Hydro-Québec procède à trois journées d’information à propos du projet de « méga-parc » éolien dans la zone Chamouchouane à l’ouest du Lac-Saint-Jean, l’acceptabilité sociale est apparue comme incontournable lors du premier arrêt dans la communauté innue de Mashteuiatsh, mardi. L’activité se tenait au Musée Ilnu de Mashteuiatsh, alors que mercredi et jeudi une présentation aura lieu à l'Hôtel du Jardin de Saint-Félicien. Il s’agit d’une première étape qui vise à informer et à ouvrir le dialogue auprès de la population concernant le projet de 3000 mégawatts sur un territoire de 5000 kilomètres carrés. Les investissements sont évalués à 9 milliards de dollars. La conseillère aux relations avec le milieu pour Hydro-Québec, Valérie Aubut. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe D'autres études sur les vents du secteur doivent aussi être réalisées ainsi qu'un inventaire environnemental. La société d’État souhaite débuter la construction d'un premier secteur de 400 MW qui sera raccordé au poste existant de la Chamouchouane à La Doré en 2027 pour une mise en service en 2029. Un second poste de transformation, nommé Metapelutin, serait aussi construit avec une plus grande capacité pour les autres éoliennes. Hydro-Québec est actionnaire du projet à 50 %, alors que la part restante est divisée entre Mashteuiatsh (19,5 %), la communauté atikamekw de Wemotaci en Haute-Mauricie et la MRC du Domaine-du-Roy. Pour le chef du conseil de bande de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, le projet doit rallier les membres de sa communauté. Gilbert Dominique est le chef du conseil de bande de Mashteuiatsh. Photo : Radio-Canada / Julien Boudreault-Gauthier Le son de cloche est le même pour le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Yanick Baillargeon. Yanick Baillargeon est le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy. Photo : Radio-Canada / Julien Boudreault-Gauthier Une cinquantaine de citoyens étaient présents à l’ouverture de la salle mardi. Si certains trouvent que la rencontre est une bonne initiative, d'autres émettent des réserves quant au projet. Les gens présents à l'activité pouvaient observer les cartes d'Hydro-Québec. Photo : Radio-Canada / Julien Boudreault-Gauthier De son côté, le maire de La Doré, Ghislain Laprise, croit que sa population est en majorité favorable au projet, qui se réaliserait à l’ouest de la municipalité. Ghislain Laprise est le maire de La Doré. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Émile Lapointe Depuis l’annonce de ce projet éolien, un second s’est ajouté au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À la fin janvier, une entente de partenariat a été signée en vue d’un parc éolien de 1000 MW d’ici 2035 entre Sacré-Cœur et Saguenay. La MRC du Fjord-du-Saguenay et la communauté innue d’Essipit, sur la Côte-Nord, y sont les partenaires d'Hydro-Québec.En fait, on est dans les premières étapes. On n'a pas encore fait le dépôt de l'avis de projet au ministère de l'Environnement. Ça va être dans les prochaines étapes à venir. Pour l'instant, on a une zone d'étude, donc là on veut savoir s’il y a des endroits plus sensibles que d'autres et c'est quoi l'utilisation que les gens font du territoire dans ce secteur-là
, a exposé Valérie Aubut, conseillère aux relations avec le milieu pour Hydro-Québec.
Une question d’acceptabilité sociale
La condition la plus ultime pour nous, c'est l'acceptabilité sociale. Donc là, on est en train de construire ça. On va évaluer effectivement les impacts avec les membres de notre communauté, les impacts sur leur mode de vie
, a-t-il mentionné.
Là, on est rendu à l'étape de consulter les gens, consulter les citoyens, les habitants du territoire. Donc c'est important aujourd'hui, c'est une étape très importante au niveau de l'acceptabilité sociale
, a partagé le préfet.
Je ne veux pas ça. Je n'en veux pas des affaires de même parce qu'on est en train de briser le territoire. Le territoire, c'est sacré pour nous autres
, a déclaré un Innu interrogé par Radio-Canada.On n'a jamais été rencontré, donc là aujourd'hui je m'attendais plus à avoir des personnes en avant qui parlent
, a continué un second Pekuakamiulnu.Le meilleur moyen de se renseigner, puis de voir si ça vaut la peine, c'est de venir voir ça. Puis je pense qu’Hydro-Québec, ils sont corrects dans leurs affaires
, a plutôt mentionné un propriétaire de chalet dans le secteur visé.
La Doré en faveur, selon son maire
Ce que je ressens quand je parle avec le monde, c’est qu’ils semblent favorables parce que pour une municipalité, je pense que des situations comme ça passent une fois dans une vie, donc c'est des choses qui sont intéressantes. Mais c'est sûr que ce n'est pas unanime, c'est clair. C'est sûr qu'il y en a qui sont en désaccord, puis il faut apprendre à vivre avec ça. C'est comme ça que ça marche dans la démocratie
, a illustré le maire Laprise.
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